Indochine

Vers des terres lointaines

Le 17 octobre 1887, la France a structuré son administration en Indochine, sous la dénomination « Indochine Française » englobant le Cambodge, le Laos, L’Annam, le Tonkin et la Cochinchine. Ces trois derniers territoires formant le  Vietnam actuel.

Cette période s’est achevée à la suite de la défaite de Dien Bien Phu en 1954, marquant la fin de la guerre d’Indochine (1946-1954) et leur accession à l’indépendance de ces territoires.

En 1940, 35 000 Français géraient les intérêts de la France en Indochine, incluant 22 000 civils. 

Parmi lesquels figuraient une centaine de haut-fonctionnaires, environ, un millier d’enseignants, ainsi que des douaniers, des agents des Postes et des personnels des Impôts et Contributions.

Parmi ces expatriés : 

  1. Gaston Babaud-Dulac, attiré par l’exotisme entreprit vers 1890, un premier voyage en Indochine.
    • Il s’embarqua seul avec un petit pécule, prit la voie maritime, et, après plusieurs semaines, débarqua à Haïphong. La traversée lui permit d’échanger avec d’autres voyageurs dont certains étaient déjà des familiers de ces terres lointaines.
    • Il se lia d’amitié avec un passager qui l’encouragea à prolonger son expédition jusqu’au Japon. Du Japon, il revint avec l’idée de construire un hôtel à la japonaise mais, un incendie dévora ses économies. Il obtint ensuite une concession de terres à mettre en valeur, se lança dans l’élevage de bétails qui fût décimé par la peste. Reconvertit aux Services des Douanes du Tonkin, il fût rapatrié pour des raisons de santé dans son département d’origine, la Charente. Il subit une opération du foie à l’hôpital de Rochefort. Une évolution compliquée, une administration lassée par un retour plusieurs fois reporté, Gaston Babaud-Dulac parvint à échapper à la menace de licenciement.
  2. Du côté des « Bréant, », c’est Marguerite qui postula en 1919, pour devenir institutrice. Le 9 mars 1920, elle embarqua à Marseille pour gagner Haïphong. Motivée par son désir d’améliorer les conditions de vie de sa famille et de contribuer à la mission civilisatrice initié par Jules Ferry.
  3. Son frère Maurice, également instituteur décida de la rejoindre au Tonkin en 1928. Il retourna au Tonkin avec son épouse, après son mariage.

                                               André Bréant