Il est souvent délicat de définir les caractéristiques d’une population sans tomber dans des stéréotypes ou être influencé par des préjugés qui peuvent altérer la perception de la réalité.
1. C’est le cas des populations indochinoises pour lesquels, les français ont souvent véhiculé des clichés qui perdurent malgré leurs inexactitudes.
Lorsque le Laos est mentionné, il n’est pas rare d’entendre des commentaires tels que: « là où un vietnamien travaille, il faut trois cambodgiens ou cinq laotiens » ou encore, « le vietnamien plante le riz, le cambodgien observe sa croissance, et le laotien profite de son parfum ou des reflets de la lumière sur la plante. »
Pourquoi ces expressions?
Pour souligner un prétendu caractère paresseux des laotiens ou pour exprimer le caractère travailleur du Vietnamien?
Concernant ces derniers, on entend parfois: « Ils sont joueurs ce qui a pour conséquence de les rendre vulnérables au vol, et à la tricherie lorsque l’infortune les touche.
Il est trop facile de généraliser des comportements qui, nécessairement, évoluent avec les transformations de leur environnement.
2. De même, des stéréotypes ont été appliqués aux Français intervenant en Indochine.
Pour les dirigeants communistes, un membre de la communauté française restait perçu comme un « Colon » potentiel.
En 1975, la réplique de la statue de Auguste Pavie à Luang Prabang, a été prudemment enlevé pour éviter de servir de prétexte à des mouvements de foule orchestrés par les communistes et pour prévenir toutes réactions contre les membres de la communauté Française.
Une telle agitation aurait été d’autant plus injuste que les actions de Auguste Pavie ont été particulièrement, courtoises et salvatrices en permettant au Laos, de préserver son intégrité territorial, face aux ambitions d’annexion des pays voisins.

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