Gaston Babaud-Dulac est né le 28 avril 1868 à Cherves-Châtelars.
Il devient orphelin à l’âge de 2 ans après le décès de son père, notaire.
En 1892, avec un petit pécule, il décide de découvrir l’Asie du Sud-Est.
Il embarque à Bordeaux vers le Tonkin.
Après soixante quinze jours de navigation, il débarque à Tourane (Annam).
Là, il se lie d’amitié avec un corse vivant avec une japonaise et leur fillette.
Revenu récemment d’un séjour au Japon, il convainc Gaston de financer la construction d’un hôtel à la japonaise.
L’hôtel composé de panneaux en papiers peints encadrés par des châssis coulissants et renforcés par des piliers en bambous offrent une intimité restreinte. L’aménagement des pièces est assez minimaliste constitué de meubles bas.
Après quelques mois de fonctionnement, l’hôtel prend feu.
À cette époque, les incendies de maisons ne sont pas rares, souvent dus à des imprudences.
Gaston Babaud-Dulac profitant de l’héritage de son père mène une vie nocturne agitée, fréquentant les bars, buvant de la bière, jouant au poker et côtoyant la » gente féminine ».
En quête d’aventures, il se rend à Tanh hoa en palanquin, un mode de transport composé d’un fauteuil recouvert d’une peau de léopard et porté par des perches. Au moment de soulever le siège, les nombreux porteurs poussent un cri guttural et prolongé. Ils le renouvellent à la sortie et durant tout le trajet, pour écarter les passants sur le parcours du cortège.
. La ville est protégée par une citadelle.
A than-hoa, Gaston Babaud-Dulac obtient une concession où il développe un cheptel d’une cent cinquantaine de têtes de bétail.
Malheureusement, le Choléra et la peste bovine déciment son troupeau et son pécule commence à diminuer.
Il trouve une opportunité d’emploi au Service des Douanes et Régies mais peu de temps après, ses débuts, Gaston Babaud-Dulac se trouve contraint de rentrer en Métropole, pour des raisons de santé.
Il subit une opération pour un abcès au foie à l’hôpital de Rochefort. Des complications prolongent sa convalescence et, retarde son retour à son poste.
À ce moment, Gaston Babaud-Dulac a passé plus de temps en arrêt de travail qu’à son poste, et, son employeur engage une procédure de licenciement.
Malgré cela, Gaston parvient à conserver son emploi.
Pendant ce temps, sa mère arrange son mariage mais l’idée d’un retour en Indochine dissuade la promise. La soeur cadette, accepte de remplacer son aînée et de se lancer dans cette union pleine incertitude.
Le mariage est célébré à Saint Amant de Boixe (Charente) le 17 octobre 1900 avec Françoise Marie Joseph Bourgeois, institutrice, née le 11 août 1878, à Basville (Creuse).
Le 1er Mai 1901, le couple embarque à Marseille, pour le pire et le meilleur à découvrir….


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