Sa culture (L)

Pratique musicale

Le Laos a une tradition musicale qui s’est perpétué par transmission orale, au travers d’instruments Le plus souvent fabriqué à partir du bambou..

Si, certains instruments sont typiques d’une région ou d’un groupe de population, la pratique du khène semble être représentative d’une composante majoritaire de laotiens.

Le khène, constitué d’un assemblage de morceaux de bambous de différentes sections et longueurs juxtaposés les uns aux autres et qui transformaient le souffle de l’interprète en sons mélodieux.

Il y avait également, un instrument constitué  d’un morceau de bambou de 50 cm de longueur , portant à proximité de ses extrémités un support entourant le bambou sur lequel se trouvait fixé des cordes métalliques dont le grattage ou le frottement avec un archer produisait des notes musicales.

Autre instrument, la cymbale au nom de « sing ».

A l’occasion d’un évènement, une naissance, un décès ces musiques pouvaientêtre entendues.

Depuis 1952, les changements politiques opérées ont conduits les autorités du pays a identifié le khène comme l’instrument de musique représentatif d’une identité nationale au détriment d’instruments de musiques non moins populaires mais plus symboliques d’ethnies régionales.


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Sa culture (L)

Nouvel an Laotien

Dans la tradition laotienne, le nouvel an symbolisé par la fête de l’eau.

(Le Pinay en laotien), correspond à trois jours importants du calendrier lunaire, généralement entre le 13 et 16 avril. Il  coïncide avec le passage  à la saison des pluies.

L’eau va contribuer au développement de la nature et à l’éclosion de la flore. 

Les laotiens associent le renouveau de la Nature à un renouvellement de leur âme.

Le second jour de fête (Mu-Nao » en laotien) fait la transition entre les deux années. Il pourrait être qualifié comme un jour « sans  référence », puisque n’appartenant pas à l’année précédente  comme suivante.. Il s’agit d’un jour sans activité où le calme, le repos sont privilégiés.

Le jour suivant, (« Sangkhan Pay ») chaque laotien   s’applique à nettoyer son intérieur, à asperger les statues de Bouddha  puis à prier afin d’éloigner les mauvais génies. 

Le premier jour de l’an ( « Sangkhan Khun » en laotien), est un jour de prières  et est marqué  par la cérémonie des voeux . En ville,  ou dans les villages se  multiplient les actes de purification objectivés par l’aspersion d’eau, en général, parfumé sur la tête des personnes que l’on souhaite honorer.

C’est un jour d’allégresse béni pour les arroseurs!

En marge de ces manifestations, les laotiens  se réunissent en famille pour organiser un « baci ».

Le « Baci » est une réunion rituelle initiée à tout moment de l’année pour marquer sa reconnaissance à propos d’évènements personnels ou familiaux. L’objectif étant de rappeler les âmes errantes  afin qu’elles retrouvent leur place au sein du corps de son « propriétaire. »

« Le Baci »

Les participants à ce rituel  se voient accrocher à leur poignet un fil de coton qu’ils doivent conserver le plus longtemps possible. 

Ce fil symbolique permet d’indiquer aux âmes errantes le bénéficiaire des voeux exhaussés.

La communauté laotienne à Paris  n’oublie pas cette fête traditionnelle puisque le dimanche suivant l’évènement, une kermesse est organisée  à la pagode du « Bois de Vincennes ».

Outre le plaisir de se réunir, c’est l’occasion pour chacune ou chacun de stimuler ces papilles en dégustant des mets traditionnels , aux saveurs bien différentes selon les lieux d’origine des familles.

Note: les références bibliographiques intéresseront les passionné(e)s d’arithmétique  désireux(ses) d’appréhender le calcul du calendrier laotien traditionnel.

Références bibliographiques: 

  • Revue France-Asie,  (mars-avril-mai 1956),  article signé du prince Phetsarath, – pp. 787 à 814. 
  • Péninsule n° 2/3 – 1981 (rééd.)
  • 18 Sylvain DUPERTUIS calcul du calendrier laotien