Portrait

Philippe, l’aîné de la fratrie, a joué un rôle prépondérant dans notre famille,. Toutefois, son influence n’a pas été ressentie de la même manière par tous les frères et soeurs et sa perception a varié notamment chez les plus jeunes en raison de la séparation intervenue par le retour de nos parents en Indochine, en 1952 avec seulement une partie de la fratrie.
Alors que Les aînés, Philippe, Jacqueline et Bernard, sont restés en Métropole. Le reste de la famille s’est installé à Vientiane, au Laos.
Philippe, est resté pour poursuivre ses études à l’école Normale supérieure de l’Enseignement Technique à Cachan. A cette époque, né à Nam-Dînh en 1931, Philippe avait vingt et un ans.
Depuis notre retour en Métropole en 1946, Philippe en ses études à Versailles avaient réduit sa présence auprès de ses frères et soeurs. Les plus jeunes, Alain et André, en étaient venus à ignorer presque son existence.
Mon premier souvenir de mon frère aîné remonte à une visite à Guernes alors que j’avais cinq ou six ans. Etait-il seul ou accompagné de Marie-Thérèse, sa future épouse. Je ne m’en souviens pas très bien…
Ainsi, Contrairement à l’opinion commune, les, enfants d’une même fratrie ne reçoivent pas nécessairement la même éducation, surtout dans une famille comme la nôtre qui s’est trouvée scindée.
Notre mère s’est largement appuyée sur Philippe, notamment, en 1940, durant l’occupation japonaise en Indochine quand notre père avait contracté le typhus. En l’absence de médecins et face à l’évolution péjorative des symptômes, les plus jeunes enfants avaient été confié à des voisins, notre mère avec Philippe à ses côtés, a veillé le malade jusqu’à ce qu’au matin, ils constatent soulagés que le remède administré au début de la nuit, avait été efficace.
Philippe en tant qu’aîné a du endossé un rôle de protecteur. Cette responsabilité, lui a valu une attention particulière de la part de nos parents. A-t-il pour autant été plus valorisés?
Il est probable que les contraintes financières aient orientées les choix de nos parents poussant par exemple, Jacqueline vers un emploi à la Banque de France à Mantes la Jolie plutôt que la poursuite de ses études.
Le statut d’aîné et la confiance que lui accordait notre mère ont complexifié ses relations avec le reste de la fratrie, à qui il semblait parfois imposer son autorité de manière contestée.
Philippe a laissé des écrits précieux sur certains épisodes de la vie de la famille rassemblés sous l’onglet « écrits de Philippe ». Ces documents offrent un témoignage intéressant sur les relations entre nos parents.
Philippe est décédé le 20 Avril 2013 laissant derrière lui un héritage de discrétion et de dévouement familial.
A ma demande, il avait rédigé un récit sur la vie de notre tante Marguerite, Malheureusement, il n’a pas eut le temps d’en faire autant pour notre autre tante, Andrée.
Merci Philippe pour avoir dressé un portrait si vivant de notre père et malheureusement, le temps ne t’a pas permis de faire de même pour notre mère, au gran dam de ses petits-enfants.
André Bréant
Présentation Marguerite Bréant
Sans explication évidente, la présence d’objets suscite, parfois, des interrogations sur leur origine et nous pousse à approfondir nos recherches c’est ainsi que le prénom de Marguerite Bréant s’est révèlé à nous grâce à des objets qui lui avaient appartenu.
Lors de la réunion de famille de 2007, Philippe (1931-2013) nous a fait découvrir un document dédié à notre tante. Inspiré par cette présentation, j’ai décidé de consulter les Archives Nationales d’Outre-Mer afin d’enrichir la présentation de Philippe sur Marguerite, qui a vingt-deux ans s’est embarquée à Marseille pour l’Indochine. Sa mémoire perdure à travers quelques objets précieusement conservés dans nos maisons. Cependant, il est regrettable, que les cartes postales envoyées par Marguerite à sa mère ou à son frère ainsi que leurs commentaires aient disparu après le déménagement de Marie-Hélène de Guernes.
Un homme sans consulter la famille a brûlé ces précieux souvenirs effaçant ainsi, une partie de l’histoire épistolaire de notre tante.
Heureusement, grâce à la présentation de Philipe, nous avons pu saisir un aperçu du parcours de vie de notre tante accompagné de commentaires éclairants. Merci à jamais Philipe pour ces précieux souvenirs familiaux que tu nous a laissé.
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