Ananas
Originaire des zones tropicales d’Amérique, l’ananas est une plante cultivée depuis longtemps par les Indiens. Mais pour le Vieux Continent, son histoire débute en 1493 lorsque Christophe Colomb débarque en Guadeloupe et découvre ce curieux fruit surmonté d’une couronne de feuilles raides et pointues. Avec le développement des voies maritimes, l’ananas arrive en Asie pendant la seconde moitié du XVIè siècle.
Ce fruit « couronné « est aussi un fruit de « tête couronnée » ! Les navigateurs s’empressent de l’offrir à leur souverain au retour de leurs longs voyages. Et pendant longtemps, il reste réservé aux tables royales.
Badamier
Le badamier est aussi connu sous les noms d’amandier des Indes, d’amandier tropical et, aux Antilles, d’amandier-pays. C’est un grand arbre pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur. Originaire du sud-est de l’Asie, il est très répandu aux Antilles, en Amérique latine et dans les îles du Pacifique.
Très ornemental, le badamier se reconnaît à ses branches horizontales étagées et à ses longues feuilles vert vif luisant qui rougissent avant de tomber. Ses discrètes petites fleurs blanches, réunies en épis, exhalent un léger parfum.
Ses fruits, appelés noix de badame ou encore amandes tropicales, sont vert jaunâtre, teintés de rouge à maturité. Sous la peau fine, on découvre une mince couche de chair acidulée, qui entoure une coque dure renfermant une amande. Si la pulpe est comestible, c’est surtout l’amande que l’on consomme, dont le goût rappelle un peu celui de la noisette.
Bananier
Originaire du Sud-Est asiatique, le bananier est connu depuis la nuit des temps : des textes datant de trois siècles avant Jésus-Christ mentionnaient
La banane est bien connue, mais toutes n’ont pas la même saveur. Parmi les plus goûteuses, on trouve les « bananes figues », dénommées ainsi en raison de leur petite taille, qui dévoilent à maturité une chair dense, onctueuse, très sucrée et délicieusement parfumée. Un régal !
Carambolier
Originaire de l’archipel malais, le carambolier est un petit arbre d’une dizaine de mètres de hauteur. Il exhibe une profusion de petits bouquets de fleurs rouges et blanches, suivies de drôles de fruits cylindriques, à section en étoile, qui poussent non seulement sur les branches mais aussi sur le tronc. Cet arbuste est largement cultivé en Asie du Sud-Est et dans le sous- continent indien, mais également dans la majorité des pays tropicaux.
Ses fruits, appelés caramboles, ont une peau jaune, brillante et légèrement cireuse au toucher. La pulpe est charnue, juteuse, douce à aigrelette, et laisse une saveur délicate dans la bouche.
Au Vietnam, les caramboles sont utilisées dans la préparation de sauces aigres douces et au curry.
Hormis ses utilisations culinaires, le jus de carambole – qui contient de l’acide oxalique – est réputé pour détacher le linge, polir les métaux et décaper la rouille.
Cocotier
On le dit originaire de Mélanésie, d’où il se serait répandu sur les côtes tropicales du monde entier grâce à ses noix se laissant porter au gré des flots, leur coque étant pratiquement insubmersible.
Chez le cocotier, rien ne se jette ! Le stipe est employé en charpenterie tandis que les gigantesques feuilles, une fois tressées, servent de toiture, de cloisons, de nattes et fournissent des fibres pour la fabrication de tapis, de cordes… Les coques des noix font des ustensiles de cuisine, des bibelots et servent également de combustible. Avec la sève de l’arbre, on fait le vin de palme. Quant aux noix de cocos, elles ont une multitude d’utilisations culinaires mais aussi cosmétiques !
Goyavier
Il existe de nombreuses variétés de goyaves très différentes par leur forme, leur couleur, leur taille, mais aussi par leur goût et leur parfum. Certaines montrent une peau blanche, jaune, rouge, violette ou verte (comme la
« farang » de Thaïlande), lisse ou craquelée. La pulpe, qui renferme de nombreuses petites graines dures, est jaune pâle, rose saumon ou blanchâtre. Ainsi, à travers la planète, toutes les goyaves ne se ressemblent pas !
Au Viêt-nam, les goyaves sont en forme de poire, avec une peau verte et une pulpe rosée. Elles se mangent crues, mais également confites.
Jaquier
Ce grand et bel arbre, aux grosses feuilles très découpées, produit d’énormes fruits oblongues, connus sous le nom de jaque, qui pendent lourdement sur les branches et parfois le long du tronc.
Un seul fruit peut peser jusqu’à 30 kilos et mesurer 80 centimètres de long. De quoi nourrir une grande famille ! La peau, généralement verte, est couverte de protubérances écailleuses. La pulpe blanchâtre, un peu caoutchouteuse, entoure de grosses graines comestibles rangées le long d’une sorte de trognon central. La pulpe sert de légume dans la cuisine d’Extrême-Orient.
Contrairement à d’autres fruits exotiques, le jaque n’est jamais devenu très populaire. Et pour cause ! Mûr à point, ce fruit dégage une odeur écœurante qui rappelle celle d’une fleur pourrie.
Jujubier
Originaire de l’Inde et de la Chine et largement répandu dans tout le Sud–Est asiatique, le jujubier est un petit arbre épineux qui produit des fruits comestibles aux vertus médicinales. Il est aussi cultivé depuis très longtemps dans le sud de l’Europe où il s’est naturalisé dans de nombreuses régions du Bassin méditerranéen.
Les fruits du jujubier, appelés jujubes ou parfois dattes chinoises, sont des drupes à la peau épaisse renfermant un gros noyau entouré d’une chair ferme mais légèrement farineuse, à la saveur douce et agréable.
Il existe de nombreuses variétés de jujubiers. Ceux d’Extrême-Orient produisent les fruits les plus gros.
Les jujubes sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise depuis plus de 2 500 ans. On les prescrit pour réduire la nervosité, fortifier le foie et tonifier le qi (énergie vitale).
Kiwi
Le kiwi est une plante grimpante originaire de Chine. À l’état sauvage, il se rencontre dans les forêts qui bordent la vallée du Yang Tsé Kiang. Ce sont les missionnaires qui l’introduisirent en Nouvelle-Zélande et en Europe dans les années 1900.
Cette liane sarmenteuse est bien connue pour ses délicieux fruits à la peau brunâtre recouverte de poils fins mordorés et à la pulpe verte, parfumée, onctueuse, juteuse, à la fois sucrée et acidulée, renfermant de minuscules graines noires.
Autrefois, le kiwi portait le nom de « groseille de Chine » : une appellation qui rendait mieux justice à ses origines ! Cultivé intensivement en Nouvelle- Zélande, il fut rebaptisé dans les années cinquante par les Néo-zélandais
« kiwi », du nom de l’oiseau emblématique de leur pays.
Le kiwi est l’un des fruits les plus riches en vitamine C, bien plus que l’orange ou le citron !
Longanier
Le longanier est un petit arbre tropical d’Asie, au feuillage vert foncé, qui ressemble beaucoup à l’arbre du litchi. Il est connu au Viêt-nam depuis plus de 2000 ans. Son nom vietnamien, long nhan, signifie « l’œil du dragon » par allusion à son noyau brun foncé marqué d’une tache blanche qui fait penser à un œil.
Cet arbre est cultivé intensivement en Asie du Sud-Est pour ses fruits excellents appelés longanes. Au Viêt-nam, les meilleurs longanes sont ceux de Hung-Yên au nord du pays.
Le longane est un petit fruit sphérique, de couleur jaune brunâtre à ambre foncé, qui possède une peau fine mais dure et relativement cassante, comparable un peu à une coquille d’œuf. Sa pulpe translucide est très parfumée, sucrée et juteuse. Un délice ! Elle contient une unique graine, assez grosse et brillante, qui se détache facilement de la chair. La meilleure façon d’apprécier le longane est encore de le déguster frais de la même manière que le litchi.
Mandarinier
Originaire d’Extrême-Orient, le mandarinier était un arbre vénéré dans la Chine ancienne. Ses fruits – les « oranges des mandarins » -, symbole de noblesse et de longévité, étaient réservés aux dignitaires de l’Empire céleste. De nos jours, les mandarines demeurent très populaires à l’époque du Nouvel An chinois.
Si la culture des mandariniers remonte à plusieurs siècles en Asie, l’introduction de ces arbres fruitiers dans les régions méditerranéennes est relativement récente : elle date du début du XIXè siècle.
Le zeste de mandarine, très parfumé, est employé depuis très longtemps dans la médecine chinoise pour ses propriétés digestives, toniques, drainantes, antiseptiques et antispasmodiques. L’huile essentielle est réputée pour ses vertus calmantes.
Mangoustanier
Le mangoustanier est un arbre d’une dizaine de mètres de hauteur, qui pousse à l’état spontané en Malaisie, en Indonésie et dans les iles de la Sonde. En 1770, le capitaine Cook en livre une description très détaillée. Cet arbre fut introduit au Sri Lanka vers 1800 et quelques spécimens fructifièrent sous serres en Angleterre vers le milieu du XIXè siècle.
Les fruits, appelés mangoustans, de la taille d’une pomme, ont une écorce rouge violacé, épaisse, qui sert d’écrin à une pulpe blanche, sucrée et fondante, joliment découpée en 4 à 8 quartiers, contenant quelques graines. Leur saveur est inoubliable et indescriptible : pour les uns, elle a un goût à mi-chemin entre le raisin et la fraise, pour les autres elle évoque la framboise rehaussée d’une pointe d’ananas. Le mieux est encore de laisser un mangoustan mûr à point fondre dans sa bouche et de juger par soi- même…
Pamplemoussier
Le pamplemoussier est originaire d’Asie, probablement de Chine. Il fut introduit en Jamaïque au XVIIIè siècle par les Anglais. Cet agrume fut connu et cultivé bien avant le pomelo, dont la culture ne remonte qu’au début du XXè siècle.
De nos jours, le pamplemousse est largement supplanté dans le monde par le pomelo et sa culture est quasiment cantonnée à l’Asie du Sud-Est et au Pacifique Sud.
Papayer
Les papayes, connues aussi sous le nom de « melons des tropiques », forment des grappes de fruits de taille et de forme variables. En effet, elles peuvent être arrondies ou très allongées, mesurer de 15 à 60 centimètres de long et peser de 300 grammes à… 10 kilos ! Mais ces géantes ne sont pas importées en Europe.
Lorsque l’on coupe une papaye en deux, on découvre une chair ferme, jaune orangé, qui au centre laisse place à une grande cavité remplie de petites graines noires visqueuses. La papaye se mange bien mûre, mais son goût particulier n’est pas apprécié de tout le monde. Dans les pays tropicaux et notamment en Asie, elle est aussi souvent consommée verte comme légume, cuite ou crue, râpée ou en salade.
Ramboutan
Appelé parfois ramboutanier, le ramboutan est un bel arbre natif de Malaisie et d’Indonésie et cultivé dans toute l’Asie tropicale humide.
Il produit de curieux fruits, appelés ramboutans, dont la peau est recouverte de longues épines molles et recourbées qui leur confèrent un aspect chevelu. Leur nom vient d’ailleurs d’un mot malais rambut qui signifie
« cheveux » et les ramboutans sont également commercialisés sous l’appellation de « litchis chevelus ». En voilà qui portent bien leur nom !
Sous sa coque chevelue, de couleur rouge orangé, le ramboutan dévoile une pulpe blanche translucide, ferme, parfumée, juteuse et rafraîchissante, assez proche de celle du litchi quoique moins fine. Mais, contrairement au litchi, le ramboutan a une pulpe qui se détache assez mal du noyau entraînant alors avec elle de petites particules de ce dernier dont le goût amer n’est pas très agréable dans la bouche.
Sapotillier
La sapotille est l’un des fruits exotiques les plus sucrés et elle peut paraître parfois un peu écœurante lorsqu’elle est trop mûre. Pour en apprécier toute la délicatesse et le parfum, il faut la déguster telle quelle. Un régal pour les papilles gustatives, une invitation au voyage !
Tamarinier
C’est un bel arbre aux feuilles composées de nombreuses folioles, qui leur donnent un aspect plumeux, et aux grappes de jolies fleurs jaunes veinées de rouge.
Mais son intérêt vient de ses fruits, de grandes gousses abritant une pulpe brun-rouge et de grosses graines. La pulpe a une saveur à la fois sucrée et acide avec un petit goût fruité. Elle est souvent utilisée comme condiment aigre-doux pour aromatiser currys, ragoûts et chutneys.
Depuis des siècles, le fruit du tamarinier – le tamarin – est employé traditionnellement dans la médecine chinoise et la médecine ayurvédique pour stimuler l’appétit, faciliter la digestion, traiter la constipation et soigner les maux de gorge.
Arbres, arbustes et autres plantes
Aréquier
L’aréquier est un grand palmier asiatique, au stipe droit, cylindrique et assez fin. Il est originaire des régions chaudes de l’Asie du Sud-Est où il peut atteindre 30 mètres de hauteur.
Son fruit, connu sous le nom de « noix d’arec », renferme une unique graine contenant une matière colorante. Depuis des siècles, cette noix est très prisée des populations indigènes qui en préparent une sorte de chique – mélange de noix d’arec, de chaux et d’épices, roulé dans une feuille de bétel – mastiquée et recrachée soigneusement, qui laisse la bouche rouge foncé et finit par noircir les dents. Pour les non-initiés, ce masticatoire laisse une sensation de brûlure légère dans la gorge.
La noix d’arec fait partie de la pharmacopée chinoise. Elle a des vertus stimulantes, sert de coupe-faim et provoque l’expulsion des vers intestinaux.
Banian
Ce colosse végétal est aussi un arbre sacré dans la religion hindouiste : symbole d’immortalité et de connaissance supérieure, il est l’arbre de la déesse Vishnu.
Enfin, le banian est un arbre doté de propriétés médicinales : ses feuilles et son écorce traitent les diarrhées, dysenteries et saignements de nez ; son latex est appliqué sur les hémorroïdes, verrues et articulations douloureuses et ses fruits sont laxatifs. Une vraie pharmacie ambulante que cet arbre-là !
Benjoin de Sumatra
Originaire de l’Asie du Sud-Est, le benjoin de Sumatra se rencontre dans les forêts tropicales. C’est un petit arbre à feuilles caduques qui atteint 9
mètres de hauteur et exhibe de jolies fleurs blanches pendant en petits bouquets.
Le benjoin de Sumatra est cultivé pour sa gomme aux vertus médicinales. Pour la récolter, on pratique des incisions dans l’écorce des spécimens âgés d’au moins 7 ans.
La gomme de benjoin est réputée pour être un puissant antiseptique et aussi pour ses vertus astringentes. Aussi, elle est employée pour désinfecter les blessures et les ulcères cutanés. On en fait aussi un baume antiseptique et expectorant, utilisé en inhalation, qui se révèle très efficace contre les maux de gorge, les rhumes et la bronchite.
Caféier
Le caféier est un arbuste originaire de l’Afrique orientale et aujourd’hui cultivé dans la plupart des pays chauds. Il montre des fleurs blanches en forme d’étoile et des baies charnues, rouge vif à maturité, qui contiennent chacune deux graines.
Les hommes boivent du café depuis environ 1000 ans. La légende raconte que le mollah Schadelih rencontra un berger dont les moutons étaient très excités. L’homme lui raconta que ses bêtes étaient énervées dès qu’elles broutaient les feuilles et les fruits du caféier. Le mollah goûta quelques baies et se sentit de suite plus alerte. Plus tard, il en fit brûler accidentellement quelques-unes. Il trouva leur arôme et leur goût si délicieux qu’il continua à les préparer de cette façon. Ainsi naquit le café torréfié…
Dans la médecine ayurvédique, les graines encore vertes sont employées pour soulager les maux de tête et, grillées, comme remède contre les diarrhées.
Canne à sucre
Connue depuis la Préhistoire, la canne à sucre serait originaire de Nouvelle- Guinée ou d’Indochine. Sa culture s’est progressivement étendue aux îles voisines avant de gagner l’Inde et la Chine. Environ six siècle avant J.-C., les Chinois extrayaient déjà le sucre de canne. Au XVIIè siècle, la culture de la canne à sucre est largement répandue dans les colonies françaises.
La canne à sucre n’est ni plus ni moins qu’une herbe géante, dont la tige atteint jusqu’à 6 mètres de hauteur et 5 centimètres de diamètre et porte des feuilles ressemblant à celles du maïs mais mesurant près de… 2 mètres
de long ! Cette grande graminée tropicale pousse en formant d’épais fourrés.
Les tiges, appelées cannes ou chaumes, sont gorgées de sève sucrée. Pour l’obtenir, on coupe les cannes en morceaux, puis on les lamine entre de puissants rouleaux. Le jus obtenu est ensuite débarrassé de ses impuretés et subit plusieurs traitements avant de donner le fameux sucre roux que nous connaissons.
Flamboyant
Le flamboyant montre un tronc noueux et n’excède pas une dizaine de mètres de hauteur, mais son feuillage s’étale parfois sur une plus grande largeur. Il porte d’élégantes et longues feuilles bipennées évoquant celles d’une fougère. Mais c’est à la fin du printemps que cette espèce montre toute sa magnificence : il se pare alors de grands racèmes de superbes fleurs rouge carminé à rouge orangé, qui seront suivies de gousses brun foncé de quelque 30 centimètres de longueur. Un arbre qui porte bien son nom !
Frangipanier blanc
Le frangipanier blanc est un petit arbre qui peut atteindre 8 mètres de hauteur, mais qui reste parfois à l’état d’arbrisseau. Il montre de longues feuilles coriaces et des fleurs blanches, groupées en cymes terminales, qui exhalent un merveilleux parfum.
En Asie tropicale, on l’appelle « plante du temple », car ses fleurs puissamment parfumées servent aux offrandes dans les temples hindous. Son parent américain, le frangipanier rouge (Plumeria rubra) est aussi largement cultivé en Asie tropicale.
Gombo
Le gombo est une belle plante annuelle herbacée, qui montre de grandes et jolies fleurs, de couleur jaune avec une tache violet brun au centre, ressemblant à celles des mauves.
De loin, les fruits ont l’aspect de piments verts de section hexagonale et leur peau veloutée et rainurée rappelle celle du concombre. Ce drôle de petit légume est croquant et tendre à la fois et sa saveur est délicate et aromatique. Il se consomme généralement cuit et est particulièrement savoureux en potage, en jardinière ou en ragoût, mais il peut aussi être mangé cru. Cependant pour apprécier toute la finesse de ce légume, il faut le récolter jeune sinon il devient trop fibreux pour être comestible.
Liseron d’eau
Originaire du sud-est asiatique, le liseron d’eau est aussi connu sous le nom d’épinard d’eau ou encore de chou des marais. C’est une plante herbacée
rampante, aux tiges de 2 à 3 mètres de long, qui pousse naturellement dans l’eau ou en milieu humide. Le liseron d’eau montre de jolies fleurs en trompette, roses ou blanches, et de délicates feuilles, pointues, charnues, d’un beau vert tendre.
Les feuilles de cette plante ont une saveur douce et sont un légume vert commun dans les plats asiatiques du sud-est et en particulier dans la cuisine laotienne, vietnamienne, thaïlandaise et chinoise.
Faciles à préparer, les feuilles se mangent en légume, sautées ou frites, ou crues en salade.
Autrefois, au Viêt-nam, le liseron d’eau était le légume des pauvres, connu sous le nom de « muông de rau ». Dans le sud du pays, les feuilles sont traditionnellement émincées et mangées avec toutes sortes de plats de nouilles, mais elles accompagnent aussi des plats de poisson et de viande.
Poivrier
Le poivrier est une liane vivace, à tige ligneuse, originaire des forêts de la côte de Malabar, en Inde.
Cette plante porte des feuilles épaisses en forme de cœur et des grappes de minuscules fleurs blanches qui se transforment en petits fruits ronds d’abord verts, puis rouges.
Le poivre est sans doute l’épice la plus utilisée en Occident et il est connu en Europe depuis l’Antiquité. Il y prit d’ailleurs une telle importance qu’il servit de monnaie d’échange pendant des siècles.
De nos jours, le poivrier est cultivé dans toutes les régions tropicales.
Le poivre se présente sous trois couleurs différentes. Pour obtenir le poivre noir, les grains sont cueillis avant maturité, mis à fermentés, puis séchés au soleil. Pour le poivre blanc, les grains sont cueillis à maturité, débarrassés dans l’eau de leur enveloppe rouge, puis séchés au soleil. Quant au poivre vert, les grains sont cueillis avant d’être mûrs, puis vendus frais, séchés ou conservés dans le vinaigre.


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