5.3.5 Le Bouddhisme

Le bouddhisme et les rites au Laos vers 1950.

Dans les années 1950 au Laos, le Bouddhisme tient une place essentielle dans la vie quotidienne et spirituelle de la population.

Cette religion repose sur l’enseignement des bonzes, moines bouddhistes, et de la pratique de la méditation.

Cependant, le boudddhiste laotien ne se limite pas à ces aspects doctrinaux et intègre de nombreuses croyances animistes et pratiques rituelles locales.

Nombreux sont les laotiens qui pratiquent simultanément les rites bouddhistes animistes.

Ainsi, ils rendent hommage aux esprits de la nature et maintiennent des autels dédiés aux ancêtres dans leur habitation.

Intégration des croyances animistes.

Le bouddhisme, au Laos, s’est adapté aux croyances animistes locales en intégrant des pratiques telles que:

  • Respect et culte des ancêtres: le culte des ancêtres justifié par des rituels bouddhistes consistent à honorer les défunts. Les offrandes aux autels familiaux sont ainsi perçus comme un moyen d’assurer le bien-être des ancêtres dans leurs vies futures, les concepts de réincarnation bouddhiques suggèrent que les actions d’une personne affectent ses vies futures, encourageant ainsi, les pratiques de culte des ancêtres.
  • Rôle des bonzes: les bonzes jouent un rôle déterminant en renforçant la notion que prendre soin des ancêtres est une pratique vertueuse et bénéfique. En offrant des prières et en participant aux cerémonies, ils soutiennent les valeurs familiales et communautaires, perpétuant la mémoire des ancêtres.

Cette intégration est si profonde que les pratiques religieuses et les cerémonies liées aux ancêtres sont souvent indissociables des enseignements bouddhistes formant ainsi, un système de croyances et de pratiques religieuses uniques et symbiotiques.

Les fêtes bouddhiques sont largement respectées au Laos, marquées par des visites aux pagodes et des offrandes aux bonzes. Ces fêtes remportent l’attachement aux enseignements bouddhistes  et sont des moments clefs de la vie religieuse.

Les bonzes occupent une place importante dans la société laotienne. En plus de leur rôle de guide spirituel, ils sont des éducateurs (écoles) et des conseillers communautaires. Ils enseignent la doctrine bouddhiste et anime les cérémonies religieuses.

Les offrandes témoignent de la dévotion religieuse des laotiens. Elles sont, aussi,  vues comme une manière de favoriser les circonstances futres le la vie. Les offrandes peuvent inclure de la nourriture, des fleurs, de l’encens et de l’argent. Elles sont particulièrement conséquentes lors des fêtes religieuses comme le nouvel an laotien en  avril. Elles soulignent l’attachement aux enseignements bouddhistes et contribuent à la subsistance quotidienne des bonzes.

En dehors du cultes des ancêtres les laotiens entretiennent un commerce constant avec les esprits. Ils croient en des génies qui habitent le ciel, la terre, les forêts et les eaux bien qu’il n’y ait pas de pagodes ni de bonzes dédiés à ces esprits, les laotiens ne ménagent ni les offrandes ni les sacrifices pour témoigner leur vénération envers ces entités.

En résumé, le bouddhisme au Laos dans les années 1950 est caractérisé par une profonde intégration des croyances animistes et des pratiques rituelles locales créant un système de croyances unique qui soutient les valeurs familiales et communautaires.

Les bonzes jouent un rôle essentiel en tant que guide spirituel et éducateur alors que les offrandes constituent un aspect majeur de la dévotion religieuse des laotiens.


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