Guernes
Voyageur prend ma main! je te ferai connaître le village au détour que tu vas vois paraître semblable à beaucoup d’autres, mais pour moi différent pour y avoir vécu lorsque j’étais enfant
Laisse-le t’accueillir, respire ses odeurs si tu veux pénétrer jusqu’au fond de son cœur
Odeurs des rues, des cours et des fleurs qui me grisent
Et cette odeur des champs apportée par la brise, écoute-le parler partout ces mille bruits
Qui coulent de sa vie au jour comme à la nuit
Chante clair au matin ton plaisir en voyant le soleil d’étoile pâlir
Au loin gronde le train Les remorqueurs halètent, près de nous les oiseaux chantent que c’est la fête
Les lourds tracteurs s’en vont successeurs des chevaux sur la place les gens n’affûtent plus leurs faux
Regarde-le amis ce village mantois
Sa coquette mairie, son église, ses toits caresse doucement ses belles pierres blanches
Et dans l’île la-bas le blé mûr qui se penche
Les tournesols sont lourds des grains épanouis et s’inclinent pensifs vers la terre qui nourrit
Après avoir dressés orgueilleux et superbes leurs fleurs dorées et fines en de multiples gerbes
Descend vers la vallée contempler notre Seine et ses bras si jolis où la côte nous mène
Non sans avoir avant regardé vers Rosny et admirer tout près le château de Sully
Qui sont tous les guernois habitants du village ?
Et qui doivent aujourd’hui parce qu’ils sont très sages
Paysans de toujours dès longtemps implantés
Accepter d’exister dans la diversité
Car depuis des années habitat rajeunit
Sont venus s’installer dans notre bourg joli
Des immigrés timides des retraités vieillis
Avec de jeunes couples travaillant à Paris
Nous acceptant chacun avec nos différences
Nous vivons sans problèmes en ce beau coin de France
Si nous avons en nous, c’est mon vœux le plus doux
L’amour de ce pays qui nous réunis tous
Avant de te laisser ami te rentourner
Je t’offre ces fruits sains par la terre formés
Ces cerises de juin de septembre ces prunes
Et du vin de Bacco cette coupe un peu brune
Pour que très simplement content d’être venu
Tu saches que tu peux et nous serons émus
Trouver asile à Guernes où bruissent les bourdons
Et ce point sur la carte à côté de Dennemont.
Je prie l’autrice de ce poème de bien vouloir m’excuser mais son nom m’a échappé


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