Guernes, son évolution au cours du XXème siècle.

Avant la première guerre mondiale.

Située au fonds d’une des boucles de la Seine, sur sa rive droite, entre Mantes sur seine et le barrage de Méricourt, Guernes était un village rural en face du château de Rosny sur seine.

L’accès à Mantes, la ville la plus proche n’était guère aisée que ce soit la traversée de la Seine pour rejoindre la gare de Rosny sur seine ou en empruntant la route départementale avec l’inconvénient de gravir les côtes menant à Dennemont puis continuer vers Limay, chef lieu de canton puis Mantes la sous préfecture.

Cette situation géographique a pendant très longtemps freiné le développement du village limitant sa population à entre 4 à 500 habitants. avec peu de variation dans les noms de famille d’un recensement à l’autre, dominés par Les  « Ledebt » suivi à distance, selon la décennie, par les familles « Chanu », « Boiste ».

Le village principalement agricole comptait  des exploitations  peu étendues dont les productions variées, étaient limités. 

L’isolement du village rendait difficile le recrutement d’une main d’oeuvre extérieur, le cultivateur travaillait le plus souvent seul, faisant appel en période de pleine activité à des journaliers locaux. Néanmoins, asperges et cerises faisaient la renommée du village.

La monographie rédigée en 1900 par Monsieur Barberot, instituteur du village constitue une source d’informations sur les conditions de vie au début du 20 ème siècle.

Après la seconde guerre mondiale.

Attractif pour son cadre naturel, immortalisé par les impressionnistes sensibles à la lumière des paysages, Guernes attire, en fin de semaine, les Parisiens qui viennent « taquiner le goujon » ou se reposer dans leur résidence secondaire.

Le progrès industriel modifie les activités du village:

  • Les cultivateurs adoptent  le tracteur et les ouvriers agricoles se tournent vers des emplois  industriels notamment les usines Renault à Flins.
  • L’implantation d’entreprises d’extraction du sable modifie l’affectation des sols.

Puis, la suppression du bac en 1964, L’abandon progressif de l’agriculture est compensé par le maintien d’une activité artisanale préservant l’esprit communautaire du village.

Le ramassage scolaire permet aux enfants de Guernes de poursuivre leurs études à Mantes la Jolie.

Un service de cars journalier doublé les jours de marché à Mantes la Jolie, facilite les consultations de soins ou les démarches administratives.

Au début du XXIème siècle.

Guernes abandonne son statut de village rural pour devenir une commune  satellite de la métropole de Mantes.

La transformation de ses terres agricoles, la disparition des espaces boisées, en zones d’extraction modifient le paysage offrant désormais une mosaïque de zones humides.

Ces changements paysagers marquent une rupture avec l’esthétique des impressionistes rendant incertaine la correspondance entre le tableau de Maximilien Luce de « la ferme de Flicourt »  et les réalités actuelles.

L’habitat évolue. La transformation de résidences secondaires en résidences principales,  l’aménagement en appartements de certaines habitations, les constructions neuves sont à l’origine d’un afflux de population. Cette  accroissement couplée à la dispersion croissante des familles Guernoises expliquent l’administration du village par un élu d’adoption et, témoigne de l’évolution sociale et démographique de Guernes.

L’automobile, également, témoigne de cette évolution: le nombre de foyers ne disposant pas de moyens motorisés diminue de manière significative.

Guernes est devenu un village résidentiel dont la population est supérieure à 1000 habitants.


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